Manon Desclides, Ingénieure et doctorante dans l’équipe d’imagerie de l’institut Liryc depuis 2019. Elle nous raconte son parcours.

Manon, quel poste occupez-vous à Liryc ?

Je suis doctorante dans l’équipe d’imagerie de Liryc, rattachée à la start-up Certis Therapeutics, spécialiste des thérapies mini-invasives guidées par IRM.

Concrètement, qu’est-ce que signifie être doctorante en Imagerie à Liryc ?

Mes travaux de recherche consistent à développer un dispositif de thermo-ablation laser par imagerie IRM. Plus précisément, je travaille sur un modèle d’algorithme capable d’automatiser une procédure d’ablation, qui repose sur la destruction des tissus pathologiques par la chaleur. A long terme, on pourrait imaginer l’utilisation de ces travaux pour aider les procédures d’ablation cardiaques. C’est un travail de modélisation qui nécessite d’avoir de bonnes connaissances en informatique, en mathématiques et en physique.

Pourquoi une carrière scientifique ?

J’ai toujours aimé les sciences, surtout les Sciences de la Vie. J’aime comprendre ce qui m’entoure, mais aussi ne pas comprendre. C’est ce qui me permet de toujours rester curieuse : une qualité essentielle pour poursuivre une carrière scientifique.


Je suis fière d’avoir un rôle à l’amélioration de la prise en charge des patients, en faisant des sciences appliquées à la médecine au sein de l’équipe d’imagerie de Liryc.  

Et sinon, avez-vous une source d’inspiration qui vous accompagne au quotidien ?

Sophie Germain, mathématicienne et physicienne française m’inspire beaucoup par sa persévérance et ses combats. Au-delà des grandes avancées qu’elle a pu permettre dans les domaines de la physique et des mathématiques, elle est un bel exemple à suivre ; et donne envie de le montrer à son tour.

Et si la télésurveillance pouvait changer le suivi de votre insuffisance cardiaque ?

Pour cette nouvelle édition des Rencontres Connectées, la Dre Mélèze Hocini, cardiologue et directrice générale par intérim de Liryc, recevra le Dr Sylvain Ploux, cardiologue au CHU de Bordeaux, pour mettre en avant les bénéfices et les perspectives de ces avancées majeures en télésurveillance et notamment dans le cadre de l’insuffisance cardiaque.