Actualités
fr | en

Fibrillation ventriculaire

La fibrillation ventriculaire est le principal responsable de 50 000 morts subites (ou soudaines) en France chaque année, soit une mort subite toutes les 10 minutes. Il s'agit d'une mort que nous considérons comme 'illégitime', car elle frappe majoritairement des individus au cœur intact ou peu altéré, "trop bon pour mourir".

Comprendre

La fibrillation ventriculaire se manifeste par une activation électrique hyper rapide et désorganisée des ventricules, avec pour conséquence immédiate la perte de toute contraction cardiaque efficace. L’absence d’intervention dans les 5 minutes peut être fatale (mort subite) ou aboutir à des lésions cérébrales irréversibles. Le seul traitement est le choc électrique délivré par un défibrillateur.

 

Les fibrillations ventriculaires sont associées à des affections cardiaques préexistantes (infarctus, cardiomyopathie) mais peuvent survenir sur cœur sain.

Traiter

Les cliniciens de Liryc ont mis en évidence certaines sources de la mort soudaine par fibrillation ventriculaire.

 

Ces sources sont localisées dans le cœur au niveau du réseau de Purkinje. Ce réseau électrique du cœur est essentiel à la contraction cardiaque.

La destruction par thermoablation (technique mise au point à Liryc) de ces sources d'arythmie représente une approche novatrice et curative des fibrillations ventriculaires afin de prévenir les morts soudaines.

Développer

De jeunes patients avec des prédispositions génétiques ou une dysfonction purement électrique peuvent développer ce type d'arythmie mais la majorité des arythmies ventriculaires apparaissent en association avec une maladie cardiaque structurelles. Près de 40% des morts subites apparaissent comme une complication d’un infarctus aigu du myocarde et sont potentiellement réductibles par de la prévention des facteurs de risque et une ischémie coronaire.

 

Le défi majeur reste l’identification des sujets à haut risque car le taux de survie ne dépasse pas 4% actuellement. Il s’agit d’une situation inacceptable quand on sait que ces sujets pourraient être équipés d’un défibrillateur implantable ou traités par des médicaments anti-arythmiques.