Actualités
fr | en

Les soins et traitements innovants

Liryc conduit de nombreux projets ayant pour but d’améliorer et d’optimiser constamment les thérapies disponibles pour traiter les maladies du rythme cardiaque, au bénéfice des patients.

N°1 français en volume d’interventions d’ablation

Thermoablation de la fibrillation auriculaire. Dans les années 90, des cliniciens de Liryc ont ainsi identifié les sources de la fibrillation auriculaire dans les veines pulmonaires. Cette découverte a permis le développement d’un traitement curatif de cette maladie. Il consiste à cautériser les veines pulmonaires par un cathéter de radiofréquence, afin d’exclure ces sources d’arythmie. Ce traitement est devenu le traitement de référence : à ce jour, plus de 300 000 patients en bénéficient chaque année dans le monde.

Thermoablation de la fibrillation ventriculaire. Les cliniciens ont également mis en évidence les sources des morts subites par fibrillation ventriculaire. Ces sources sont localisées dans le système électrique du cœur, appelé le réseau de Purkinje. Ce réseau électrique du cœur est essentiel à la contraction cardiaque et ne représente que 2% de la masse ventriculaire du cœur. La destruction par thermoablation de ces sources d’arythmie représente une approche novatrice et curative des fibrillations ventriculaires afin de prévenir les morts subites. 

Les cliniciens pratiquent également des procédures d’ablation par cryothérapie dans certains cas de fibrillation atriale.

Développement de la resynchronisation cardiaque dans l'insuffisance cardiaque

D’autres cliniciens de Liryc ont par ailleurs participé au développement de la resynchronisation cardiaque dans les insuffisances cardiaques. Cette thérapie électrique consiste à implanter des sondes de stimulation dans les cavités ventriculaires. Elle a pour but de corriger spécifiquement les dyssynchronies électriques afin d’harmoniser la contraction des ventricules et d’assurer un meilleur débit cardiaque.

Centre de référence pour l’implantation du stimulateur cardiaque mini-invasif Micra©. 

En 2014, Dr Philippe Ritter avait réalisé la première implantation en France sur un patient du plus petit stimulateur cardiaque mini-invasif au monde baptisé Micra® TPS. Aujourd’hui, plus d’une centaine de patients a été implantée du Micra® TPS au CHU de Bordeaux. Globalement le CHU de Bordeaux réalise environs 800 implantations par an de pacemakers/défibrillateurs, soit la plus forte activité en France.

Les pacemakers mini-invasifs représentent une avancée majeure en matière de stimulation cardiaque, la technique d’implantation innovante et la taille du dispositif permettant de réduire le temps d’intervention ainsi que la durée de convalescence des patients.

Le Micra® TPS est un dispositif dont la taille est comparable à celle d’un gros comprimé soit un dixième de la taille d’un stimulateur cardiaque classique. Il est mis en place directement dans le cœur via un cathéter inséré dans la veine fémorale. Fixé par de petites ancres, il délivre les impulsions électriques qui régulent le rythme cardiaque grâce à une électrode située à l’extrémité du dispositif et ne nécessite donc plus l’utilisation de sondes pour se connecter avec le cœur.

Fin 2015, Philippe Ritter a ouvert au sein de Liryc, en collaboration avec Medtronic, une école de formation « La Micra Academy ». Elle a pour objectif de former les cardiologues français et européens à son implantation optimale.

Leader Français en matière de télésurveillance

La télésurveillance des prothèses cardiaques implantables a démarré en France en 2001 après l’implantation du premier pacemaker télécommuniquant à Bordeaux.

Via un télétransmetteur placé au domicile du patient, les données de la prothèse cardiaque sont transmises régulièrement et analysées. Cette surveillance permet d’améliorer la sécurité des patients et d’optimiser leur suivi.

Pionnier de la discipline, le CHU de Bordeaux en est aujourd’hui leader, avec une file active de plus de 4800 patients, activité la plus importante de France, toutes spécialités confondues.

 

Traitement de la fibrillation atriale par alcoolisation des veines de Marshall

Des études ont démontré que le ligament de Marshall peut être le foyer de dysfonctionnement électrique. Il pourrait donc constituer, au-delà des veines pulmonaires, une cible majeure dans le traitement de la fibrillation atriale. Cependant, les techniques conventionnelles d’ablation n’assurent pas sa destruction complète : il est en effet largement isolé des courants de radiofréquence par une gaine de tissu adipeux. Pour pallier à cette limite technique, l’élimination du ligament de Marshall et des ganglions qui l’environnent peut être obtenue par l’injection d’alcool dans la veine de Marshall qui leur est contiguë.

Cette technique innovante s'est révélée à la fois efficace et sans risque.

 
Dépistage de pointe

Cardioinsight vest. Le service de cardiologie-électrophysiologie et stimulation cardiaque utilise la veste Cardioinsight pour améliorer les procédures d'ablation.

C’est un système de cartographie par électrocardiogramme à 252 électrodes non invasif. Ce système combine des données électriques recueillies à la surface du corps avec des données anatomiques 3D afin de fournir en temps réel, des images 3-D de l'activité électrique du cœur entier, en un seul battement.

Cette veste permet de déterminer rapidement les régions d’arythmies et donc une plus grande rapidité et précision de l’ablation.

 
Chiffres clés 2018 du service d’électrophysiologie et de simulation cardiaque
  • 3 626 séjours, dont près de 2% de patients internationaux

  • 5 660 consultations

  • 2 282 interventions (cardiologie interventionnelle et bloc de chirurgie cardiaque)