Les défis de la recherche

Les axes de recherche émergent directement de la clinique et des observations faites chez les patients, ce qui rend le programme scientifique de Liryc unique. Les chercheurs étudient en priorité la fibrillation atrialela fibrillation ventriculaire, l’insuffisance cardiaque, dans le but de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques, mises en œuvre dans le monde entier.

La fibrillation atriale

Mieux prendre en charge la fibrillation atriale

Les cliniciens de Liryc ont identifié les sources de la fibrillation atriale dans les veines pulmonaires. Cependant, le mécanisme cellulaire responsable de l’arythmie dans les veines pulmonaires et les cibles moléculaires potentielles sont encore inconnus.


Un traitement curatif a été développé, la cautérisation des veines pulmonaires par un cathéter de radiofréquence, afin d’exclure ces sources d’arythmie. Des progrès restent néanmoins nécessaires pour améliorer le dépistage, le diagnostic, le pronostic ou le traitement de la fibrillation atriale, la plus fréquente des arythmies.

Les axes de la recherche sur la fibrillation atriale

C’est autour de ces défis que se concentrent donc les projets de recherche :

  • développer de meilleurs outils d’ablation pour des procédures plus sûres, rapides et faciles​, y compris des thérapies personnalisées guidées de manière non invasive.
  • développer des traitements médicamenteux ciblant les cellules veineuses​.
  • développer des biomarqueurs pour le dépistage de l’arythmie ou la quantification du risque, la progression de la fibrillation atriale, ainsi que de nouvelles stratégies.
  • améliorer notre compréhension des mécanismes moléculaires et sub-cellulaires de la maladie.

La fibrillation ventriculaire

Mieux prévenir la fibrillation ventriculaire

De jeunes patients avec des prédispositions génétiques ou une dysfonction purement électrique peuvent développer des fibrillations ventriculaires mais la majorité des arythmies ventriculaires apparaissent en association avec une maladie cardiaque structurelle. En effet, près de 40% des morts subites cardiaques apparaissent comme une complication d’une maladie cardiaque (infarctus aigu du myocarde par exemple) et sont potentiellement réductibles par de la prévention des facteurs de risque et une ischémie coronaire.

Des cliniciens de Liryc ont localisé les sources de mort subite dans le système électrique du cœur, appelé le réseau de Purkinje. Un traitement curatif novateur par la destruction par thermoablation de ces sources d’arythmie permet de prévenir les morts subites.


Le défi majeur, sur lequel se concentrent les équipes de recherche, est de repérer les sujets à haut risque de mort subite cardiaque. En effet, aujourd’hui leur taux de survie ne dépasse pas 4% parce que leur identification n’est pas encore possible. Il y a d’importants progrès à faire quand on sait que ces sujets pourraient être équipés d’un défibrillateur implantable ou traités par des médicaments anti-arythmiques. Malheureusement, une grande majorité des personnes qui vont décéder soudainement ne se savent pas malades. 

Les axes de la recherche sur la fibrillation ventriculaire

Le programme de recherche de Liryc se concentre sur le développement de moyens non invasifs (sans l’introduction de cathéters intracorporels), pour détecter des zones potentiellement « turbulentes », à partir des outils disponibles :

  • la cartographie des potentiels cardiaques
  • l’imagerie scanner
  • l’IRM

Il s’agira d’examiner par l’extérieur du corps, l’architecture cardiaque et les champs électriques avec une très haute résolution, de façon à repérer des gradients indiquant un risque électrique.

L’insuffisance cardiaque

Mieux comprendre l’insuffisance cardiaque

En matière d’insuffisance cardiaque, les cliniciens de Liryc ont contribué au développement d’une thérapie, consistant à resynchroniser le cœur via des sondes de stimulation.

La thérapie s’est répandue rapidement au niveau clinique malgré une compréhension limitée de ses mécanismes d’action. Appliquée à un stade précoce de la maladie, elle peut prévenir son développement et son aggravation, et aurait un impact clinique et socio-économique majeur.

Les axes de la recherche sur l’insuffisance cardiaque

Les défis aujourd’hui consistent à :

  • mieux comprendre les mécanismes responsables de l’insuffisance cardiaque et de la dyssynchronie, notamment à l’échelle métabolique.
  • comprendre comment la resynchronisation cardiaque peut améliorer les contractions du myocarde permettant la circulation du sang au sein de l’organisme, pour pouvoir permettre à plus de patients d’en bénéficier.
  • définir les facteurs permettant d’anticiper la maladie, en s’appuyant sur les données de télémédecine, pour améliorer la prise en charge des patients.