Initié en mars 2021 pour 5 ans, le projet BEAT-AF visait à évaluer la supériorité et l’efficacité de l’ablation par champ pulsé dans l’isolation des veines pulmonaires, en comparaison avec la radiofréquence, traitement de référence de la fibrillation atriale (FA). Il arrive à son terme en février 2026.

Dans le cadre du projet BEAT-AF, l’essai clinique européen multicentrique et randomisé BEAT PAROX-AF a comparé, sur 300 patients bénéficiant d’une première procédure, l’ablation par radiofréquence optimisée (RFA) et l’ablation par champ pulsé (PFA) dans le traitement de la fibrillation atriale (FA) paroxystique symptomatique et résistante aux médicaments.

L’ablation par champ pulsé : plus rapide et plus sûre

Un suivi post-opératoire de 12 mois de ces patients a permis de mettre en évidence une absence de récidive d’arythmie auriculaire chez environ 77% dans les deux groupes. L’étude BEAT PAROX-AF ne démontre donc pas de supériorité mais suggère une efficacité comparable entre les deux techniques.

Sur le plan de la sécurité, l’ablation par champ pulsé entraîne moins de complications graves liées à la procédure. Le rétrécissement des veines pulmonaires notamment n’est survenu que dans le groupe traité par radiofréquence. Aucun décès, accident vasculaire cérébral, fistule auriculo-œsophagienne ou lésion permanente du nerf phrénique n’est à signaler dans aucun des deux groupes.

Enfin, l’avantage est à la PFA quant à la durée de l’opération, significativement plus courte, avec moins de temps passé à l’intérieur de l’oreillette gauche. A l’avenir, ce gain de temps pourrait confirmer une montée en puissance de l’énergie par champ pulsé et un meilleur accès au traitement par ablation pour les patients.

Au terme de l’étude BEAT PAROX-AF, les données donnent un avantage à l’ablation par champ pulsé en termes de sécurité et sont rassurantes pour les patients qui peuvent attendre de très bons résultats dans le traitement de la FA, quelle que soit la technique utilisée.


Le consortium BEAT-AF regroupe 8 partenaires dans toute l’Europe (France, Allemagne, Belgique, Autriche, Tchéquie) et un partenaire aux Etats-Unis. Le projet est coordonné par l’université de Bordeaux. Ce projet a reçu un financement du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020 de l’Union européenne dans le cadre de la convention de subvention n° 945125.

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Pour cette nouvelle édition des Rencontres Connectées, la Dre Mélèze Hocini, cardiologue et directrice générale par intérim de Liryc, recevra le Dr Sylvain Ploux, cardiologue au CHU de Bordeaux, pour mettre en avant les bénéfices et les perspectives de ces avancées majeures en télésurveillance et notamment dans le cadre de l’insuffisance cardiaque.