CHU de Bordeaux
Université de Bordeaux

Ces travaux s’intègrent dans le cadre du projet SMHEART / bourse « Starting Grant » du Conseil européen de la recherche 2022 et ont bénéficié d’un financement d’un montant de 1,5 million d’euros. Ils ont été menés par les équipes de l’IHU Liryc, de l’hôpital Haut-Lévêque du CHU de Bordeaux et de l’université de Bordeaux et ont été coordonnés par le Pr Aurélien Bustin, chercheur en imagerie cardiaque et le Pr Hubert Cochet, PU-PH au service de radiologie et d’imagerie cardiaque et thoracique du CHU de Bordeaux. La publication est à consulter sur Nature.com 

 Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de mortalité dans le monde et concernent plus de 60 millions d’européens, soulignant ainsi la nécessité d’une évaluation précise des lésions myocardiques. L’IRM – imagerie par résonance magnétique – cardiaque avec injection tardive de gadolinium est actuellement la méthode de référence pour évaluer les lésions du coeur, comme par exemple celles causées par un infarctus. 

Ce type d’image permet de détecter les cicatrices sans radiation, d’identifier certaines maladies cardiaques, de mesurer la viabilité du muscle cardiaque et d’estimer les risques de mort subite. 

Cette technique se heurte néanmoins à un problème de contraste à l’interface sang-cicatrice, ce qui réduit la sensibilité de détection des cicatrices sous-endocardiques ou de petites tailles limitant la précision de leur quantification. Ce problème affecte plus de 15% des patients. De plus, le recours à une analyse manuelle par des experts rend l’interprétation laborieuse, longue, et variable. 

SPOT propose une technologie d’IRM cardiaque en couleurs, manipulant intelligemment la physique IRM et offrant un contraste cicatrice-sang sans précédent et une visualisation anatomique détaillée. 

Intégré à un système d’intelligence artificielle (IA), connecté directement à l’IRM, pour l’analyse automatisée des images, SPOT permet une quantification rapide des lésions myocardiques (moins d’une minute), entièrement automatisée et indépendante de l’opérateur. 

Validée par des simulations et chez plus de 500 patients atteints de maladies cardiaques structurelles, cette plateforme combinant imagerie avancée et IA permet une détection et une quantification précises des maladies cardiaques en une seule acquisition.

Cette innovation offre des opportunités importantes pour un diagnostic plus précoce et une prise en charge thérapeutique améliorée des cardiopathies ischémiques, avec des applications potentielles dans un large éventail d’autres contextes cliniques. Cette technologie bordelaise devrait transformer la caractérisation des cicatrices en un processus intelligent, simple, et d’une grande précision. 


A propos de l’IHU Liryc

L’institut Liryc est l’un des 19 instituts hospitalo-universitaires (IHU) créés par l’Etat français dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir et France 2030, avec l’objectif de dynamiser la recherche et l’innovation médicale en France. Ses fondateurs sont l’université de Bordeaux, le CHU de Bordeaux, la région Nouvelle-Aquitaine, la Fondation Bordeaux Université et Inria. Liryc se distingue comme un centre d’excellence international dans la lutte contre les maladies du rythme cardiaque, de la fibrillation atriale en passant par l’insuffisance cardiaque et la mort subite, affectant plusieurs millions de personnes dans le monde. Au coeur de Liryc, une synergie unique opère entre les chercheurs, les médecins et les ingénieurs. Cette collaboration multidisciplinaire est cruciale pour approfondir la compréhension et optimiser les traitements des dysfonctions électriques du coeur. 

A propos du CHU de Bordeaux

Premier employeur de Nouvelle-Aquitaine avec plus de 15 700 professionnels, dont 1 600 médecins, le CHU de Bordeaux est implanté sur quatre sites hospitaliers — Pellegrin et Saint-André à Bordeaux, Haut-Lévêque et Xavier-Arnozan à Pessac — qui accueillent de nombreux pôles d’excellence en soins, enseignement et recherche. La recherche constitue un pilier majeur de son projet institutionnel, avec près de 2 800 projets en cours impliquant environ 18 000 patients. Le CHU abrite deux instituts hospitalo-universitaires (IHU) — Liryc, dédié aux maladies du rythme cardiaque, et VBHI, consacré à la santé vasculaire cérébrale — ainsi que quatre RHU, renforçant son positionnement national et international en matière d’innovation en santé. Engagé dans un vaste programme de réhabilitation et de construction du Nouveau CHU, le CHU de Bordeaux investit 1,4 milliard d’euros pour transformer ses infrastructures, intégrer les technologies de demain et offrir des conditions d’accueil, de prise en charge et de travail toujours plus performantes. Chaque année, il accompagne plus d’un million de patients, avec plus de 300 000 séjours, 810 000 consultations externes et près de 140 000 passages aux urgences. 

Acteur de référence du paysage hospitalier, universitaire et scientifique, le CHU de Bordeaux conjugue soins, formation, enseignement et recherche au plus haut niveau. Établissement de recours et centre d’innovation, il développe une offre de soins hautement spécialisée couvrant l’ensemble des disciplines médicales et chirurgicales de court séjour, adossée à un plateau technique de pointe. 

A propos de l’université de Bordeaux

Héritière d’une histoire longue de près de six siècles, l’université de Bordeaux est une université de recherche multidisciplinaire et internationale. Avec plus de 54 000 étudiants, 6000 personnels dont près de 3200 enseignants-chercheurs et chercheurs, elle est un acteur majeur du territoire néo-aquitain et l’une des plus grandes universités françaises, reconnue pour l’excellence de sa recherche, la qualité de ses diplômes, du BUT au doctorat, et sa capacité d’innovation. L’université de Bordeaux produit des savoirs en sciences et technologies, dans la biologie et la santé, et en sciences humaines et sociales. Labellisée « initiative d’excellence », elle contribue aux grandes avancées scientifiques avec ses partenaires académiques et socio-économiques en France et à l’international. Elle assure leur diffusion dans l’espace public et facilite leur transfert technologique et industriel, en cohérence avec ses valeurs humanistes et son engagement pour les transitions environnementales et sociétales 

Contacts presse

CHU de Bordeaux – 05 56 79 61 14

IHU Liryc – 06 23 29 70 20

Université de Bordeaux – 06 77 74 38 87

Et si la télésurveillance pouvait changer le suivi de votre insuffisance cardiaque ?

Pour cette nouvelle édition des Rencontres Connectées, la Dre Mélèze Hocini, cardiologue et directrice générale par intérim de Liryc, recevra le Dr Sylvain Ploux, cardiologue au CHU de Bordeaux, pour mettre en avant les bénéfices et les perspectives de ces avancées majeures en télésurveillance et notamment dans le cadre de l’insuffisance cardiaque.